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 Quelques mots.

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Yume
Etudiant à l'academie
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Yume

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MessageSujet: Quelques mots.   Quelques mots. Icon_minitimeMer 29 Juin - 19:01


Comme mon scanneur refuse de fonctionner alors que j'ai trouvé les bons cable, le bon scanneur, la bonne application et tout le tralala, je ne peux pas poster de dessin pour le moment, mais peut-être deux trois écris que j'ai fais.
En cinquième je suis passé par le grand moment de folie où on s'inscrivait sur skyrock pour écrire une fiction sur Naruto avec du Sasu/Saku à manger à la petite cuillère u.u' . Et même si j'ai garder certains bouts de fiction, il est hors de question que je vous face lire ces choses immondes X.x

Non, pour le moment, je préfère vous poster un texte avec lequel j'ai participé à un concours d'écriture. Bonne lecture ! ^o^

(Il fallait s'inspirer d'un passage de Chronique de L'université Invisible, de Maëlle Fierpied pour écrire une nouvelle de cinq pages maximum.)



Un Paradis d’Enfer
Il faisait froid. Très froid. Je ne savais pas exactement depuis combien de temps nous étions là ; ni même où se situait ce « là », cet enfer. Tout ce que j’en connaissais, c’était cette pièce lugubre où la lumière ne faisait qu’éclairer la peur qui me nouait l’estomac. Cette cellule dans laquelle j’étais assise à même le sol anguleux, rêche et sale de bien d’autres avant nous, contre des murs trop épais pour que l’on entende ce qu’il se passait à l’extérieur, ou même que l’on tente une échappée. L’extérieur… Je savais malgré tout, ce qui s’y passait. Je savais aussi que je redoutais l’instant où ils me sortiraient de ma cellule pour faire leurs choses. Leurs tortures… Je frissonnais dans cette atmosphère glauque. Mes cheveux blonds autrefois attachés en une queue de cheval correcte, tombaient à présent péniblement sur mon visage noir de crasse. Mes yeux se posèrent sur mes mains, mes mains mutilées, mes doigts abimés et mes ongles rongés. Sur mes bras, des traces de sang et des semblants de cicatrices. Une brûlure, aussi. La lumière glaciale me montra du doigt les bleus qui habillaient mes jambes. Je glissai ma main sur l’un deux, dont le centre mauve se dégradait vers un jaune canari sur les bords. Un sursaut de douleur me parcourut. La douleur. Elle n’était rien. Face à la mutinerie que subissait mon cœur, la douleur ne portait même plus son nom. Là, j’avais mal. C’était plus horrible que le sang, plus pénible encore à voir que les cicatrices. Mon cœur était comprimé. Comprimé, écorché, brûlé vif dans ma poitrine, face à la vue de la souffrance de Sasha. Sasha dont une cicatrice striait à présent le sourcil droit, vestige de sa résistance. Mais ce n’était pas cette cicatrice, qui lui causait du tort ; non, c’était ce qu’ils tentaient de faire à son esprit qui déjà supportait celui des autres. Sasha avait le pouvoir d’entendre les pensées d’autrui, et de protéger les siennes. Je savais que ses barrières étaient mises à rude épreuve chaque fois qu’ils nous séparaient pour leurs analyses. Ils tentaient de l’ébranler, de le faire tomber. Les conséquences de la tentative de préservation de son intimité se soldaient par des maux de têtes plus horribles les uns que les autres. Il me l’avait fait savoir, et ça se voyait un peu plus à chaque fois. Il n’y avait pas beaucoup de lumière là où je me situais dans la cellule, mais je voyais ses yeux surmontés de ses sourcils froncés. Ses lèvres pincées accentuaient l’image de sa douleur qui me fendait le cœur. Et pourtant, j’avais beau savoir qu’il avait mal, j’étais incapable de faire quoi que ce soit, ni même d’arrêter de penser. Mes barrières ne tenaient pas avec lui. Il passait au dessus, et lorsqu’il se trouvait dans cet état, je le soupçonnais d’être incapable de s’empêcher d’écouter.
- Tu as tout à fait raison, résonna sa voix dans mon esprit.
Ca aurait dû me surprendre, mais ça ne fut pas le cas. J’étais tellement sûre qu’il avait encore plein d’autres trucs du même genre dans son sac. Et puis, c’était gênant, tout de même. Mes pensées ne m’appartenaient plus, avec lui. Tout ce que je pensais et que je ne souhaitais pas dire tout haut comme dans une conversation normale, il l’entendait tout de même. De toutes façons, nous n’étions pas normaux. Lui pouvait entendre, inciter, et cacher les pensées ; nos tortionnaires savaient soit faire de même, soit diriger les objets : les contrôler. Et moi… moi je tentais toujours aujourd’hui de leur cacher ma capacité. Même Sasha, ne la connaissait pas. Il y avait pourtant quelque chose d’intrigant. Pourquoi m’avoir enlevé s’ils n’étaient même pas certains de mon don, ou tout simplement du fait que j’en possède un ? C’était effrayant. Pour faire court, tout ce qui touchait à cet endroit était effrayant. Ces hommes et ces femmes étaient effrayants, ce lieu était effrayant, cette cellule était effrayante, leurs dons étaient effrayants : ce qui allait nous arriver allait irrévocablement être effrayant. La peur, elle était toujours là, d’ailleurs. Je pris une grande inspiration pour me calmer. J’aurais dû être habituée, à présent : sauf qu’on n’est jamais habitué à avoir peur. Ce sont, en plus, de mauvaises habitudes ; et puis, inquiéter Sasha maintenant était vraiment, vraiment une mauvaise idée. Après avoir pensé ça, je me rendis compte qu’il était peut-être trop tard. Fichu don de lire dans la tête des gens ! Un coup d’œil en sa direction m’indiqua que ses yeux bleus électriques étaient ouverts, et qu’il s’était redressé. Il me jeta un coup d’œil : il m’avait encore entendu, fichtre. Le voilà qui souriait, en plus. J’avais la trouille de ma vie, des sueurs froides glissaient lentement le long de ma colonne vertébrale, comme le foulard tombe lentement au début d’une course de voiture. Je me sentais menacée, j’avais peur pour lui, et ce brun inquiétant trouvait le moyen de rire de cette situation.
- Inquiétant, moi ? Et eux alors ?
- La ferme espèce de manipulateur ! pensais-je.
- Ferme ton esprit, andouille.
- Tu passes au dessus, crétin !
- Calme toi, tu vas attirer l’attention, m’indiqua-t-il.
Mes yeux verts glissèrent vers la porte, fermée. Mon cœur loupa un battement lorsque me passa par la tête l’idée qu’ils pouvaient arriver d’une minute à l’autre. Je réprimais un autre frisson avant de lancer un regard noir à Sasha qui était prit d’un ricanement muet. J’avais beau être enfermée dans cette cellule depuis plusieurs semaines, ou même plusieurs mois –j’avais perdu toute notion du temps sous terre, j’eu une irrésistible envie de bouder. Ma gaminerie ne m’avait apparemment pas quittée, et ça me fit plaisir de savoir que malgré tout ce qui m’arrivait, j’étais toujours quelqu’un de normal. Le silence se réinstalla, enfin, façon de parler puisqu’il ne nous avait pas quitté. Je regardais de nouveau Sasha qui semblait autant fatigué que moi de cette salle sombre. Le noir était épuisant, et la lumière bleutée si froide, nous assommait plus encore. J’avais envie de soleil, envie d’un jardin, envie de sentir le vent dans mes cheveux ; mais surtout, j’avais envie de partager ça avec Sasha qui était là depuis le début avec moi, à sa façon.
- Moi aussi, j’aimerais retrouver ça avec toi lorsqu’on sortira.
- On sortira, tu crois ?
- On sortira.
Mon cœur se calma enfin. J’ouvris mon esprit, grand, et le laissai voguer jusqu’à celui du brun aux yeux électriques. Il n’opposa à mon étonnement, aucune résistance face à moi et je pus facilement me rendre dans la partie de sa « tête » que je convoitais. Je la contrôlais facilement, lui offrant la délivrance à lui comme à moi. Avant que ça ne commence, je m’allongeai pour la première fois près de lui, puis j’inspirais comme au yoga, longuement, doucement. Je concentrais toute mon imagination, tous mes souvenirs, et je stimulais la partie adéquate de son esprit. Bientôt, je sentis sous mes doigts la douceur exotique de l’herbe fine et sèche, qui me chatouilla les bras et m’offrit un coussin confortable. J’entendis, les yeux fermés, la respiration de Sasha s’accélérer, et son état m’arracha un sourire. Un autre souvenir me vint à l’esprit, et une douce brise caressa avec la délicatesse d’une plume mes joues qui se délectèrent de tant de douceur après tant de temps. Cette fois-ci, un bruit m’indiqua qu’à son tour monsieur le beau brun inquiétant s’allongeait. La brise nous apporta le parfum des fleurs et le chant d’un oiseau qui éveilla nos sens comme si jamais ça n’avait été le cas. Puis le gargouillis de l’eau qui glisse, qui coule tranquillement, fluide et transparente nous murmura des mots agréables. L’eau qui carillonnait sur la pierre polie et lisse dont l’odeur calfeutrée nous ramena des années en arrière. Puis ni tenant plus, je le laissais venir à son tour. Le soleil. Ses rayons vinrent recouvrir, telle la soie chaque partie de mon corps et réchauffer mon cœur, tant refroidi. J’avais l’impression de rêver, de planer, d’être ailleurs, que la cellule, mon habitat des minutes auparavant n’était qu’une illusion de plus, mais il n’en était rien. Pourtant, je voulais oublier pour l’instant. Sa voix traversa alors ce tourbillon de couleurs, de senteurs, de sons et de bonheur.
- Comment tu fais ça Gabrielle ?… souffla-t-il.
- Comme toi tu lis dans les pensées. Je titille juste la partie de ton esprit qui se situe entre discerner la réalité, et rêver.
- Tu es une illusionniste ?
- Je préfère le mot Créatrice.
Il se rapprocha, j’en profitais pour me coller contre lui, et ouvrir les yeux pour détailler à loisir son visage. Ses yeux sautaient sur chaque détail, comme s’il avait peur d’oublier, comme si tout était faux, comme si jamais ça n’avait existé. Pourtant, c’était bel et bien vivant. Toutes ces choses vivaient dans son esprit et dans le mien, je les avais partagées, avec lui et il les avait créées grâce à ma capacité. Un coup d’œil aux alentours m’afficha un paradis comparé à notre petit « une pièce ». Le soleil descendit tout doucement au fil des heures, et bientôt les lucioles vinrent prendre le relais en nous éclairant d’une lueur agréable et amusante. Les étoiles apparurent, magnifiques, splendides dans le ciel. Il était clair que le temps passait plus vite que la réalité, mais peu nous importait.
- Tu sais, je t’ai entendu tout à l’heure, tu as dit que j’étais un beau brun.
- Inquiétant… murmurai-je en levant mes yeux dans les siens.
J’étais trop bien dans ses bras pour penser correctement, et de toutes façons il avait libre accès à tout mon esprit à présent. Il me faisait un effet pas croyable, pire que tout ce paysage. Un vrai dieu malgré lui. Il rit doucement, mais je ne relevai pas. La chaleur de ses bras et les secousses douces de son torse me rappelèrent que ce n’était, pour une fois, pas une de mes illusions. Je savais que ça aussi, il l’avait entendu. En y repensant, l’enfer pouvait bien être un paradis. Tout dépendait de la personne avec qui on se trouvait.
« It started out as a feeling, wich then grow into a hope. »
The Call, Regina Spektor.

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MessageSujet: Re: Quelques mots.   Quelques mots. Icon_minitimeMar 5 Juil - 6:05

J'adore ! C'est vraiment intéressent comme texte et j'aime surtout les dernières phrases de la fin Quelques mots. 748144 ! C'est bien écrit aussi ^^ J'espère que t'en fera d'autres. (;
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Quelques mots.
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